Sarko m’a « tuer »… ou pourquoi malgré moi, je voterais pour Hollande

Avant de croire à une recherche de la polémique, je tiens avant tout à dire que je suis sans étiquette, sans même une quelconque direction. Je ne suis pas pro-Sarkozy, pour autant, je ne suis pas contre lui non plus. Je me considère donc plutôt comme un observateur politique apolitique.

Je souhaite également noter l’importance du conditionnel dans le titre. La route jusqu’au trône est encore longue, cette formulation indique que s’il y avait un choix à faire aujourd’hui, c’est sans doute celui-ci que je ferais, mais peut-être pas celui qui sera mien au final dans quelques semaines.

Pourquoi malgré moi? Je pense que par là, beaucoup d’électeurs se reconnaitront. Ce n’est pas la première fois que j’ai ce sentiment. On, ou en tout cas je le crois, une grande partie des français, ne vote plus par conviction, mais par défaut. Aujourd’hui, à aucun moment le candidat Hollande ne m’a convaincu. Et je dois avouer que l’image qu’il me renvoit est en partie biaisée par celle que me renvoit son pantin des guignols de Canal+. Mais tout de même, je suis déçu de ne le voir que trop rarement prendre une position ferme sur ce qu’il ferait, mais qu’il ne manque pas de relever les actions de l’actuel gouvernement pour nous dire ce qu’il n’aurait pas fait.

Hier encore, Anne-Sophie Lapix, dans son émission Dimanche+, a essayé d’obtenir du critique Hollande, notamment au sujet de la création d’une usine Renault au Maroc ou des Roms, des informations sur ce dont il est capable. Cette fois encore, rien de concret. On trouve une certaine similitude dans la manière de faire à celle de Ségolène Royal. Alors encore une fois, comme expliqué dans mon article sur l’art de la séduction électorale, il n’est pas facile de faire des choix qui plairaient à tout le monde, et de prouver qu’on aurait été capable de le faire.

Pour conclure, voilà pourquoi je voterais pour Hollande, simplement pour ne pas voter pour les 2 autres candidats crédibles, Sarkozy et Le Pen. Pas pour le premier parce qu’il garde quelques casseroles de son mandant. Encore une fois, je ne suis pas totalement opposé à son oeuvre, mais je ne peux pas l’encourager plus dans certaines directions qu’il a pris, et cautionner certains actes. Quand à la seconde, si naturellement je peux difficilement m’orienter vers une direction extrême, j’admire toutefois avec quelle intelligence elle a sû modérer et réorienter la pensée de son père. Si le fond reste assez similaire, il faut avouer que la forme ferait presque parfois de l’oeil. Malheureusement (ou pas), les spectres de Jean-Marie sont encore là.

 

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